MISE AU POINT

Les 5 pépites du Nikon Film Festival à ne pas manquer

Comme chaque année, des centaines de vidéastes et photographes, professionnels comme amateurs ont présenté leur projet au Nikon Film Festival. Pour la 8ème édition de ce festival qui gagne doucement en notoriété la formule reste la même : un thème et 2 minutes 20 secondes pour laisser cours à leur imagination. Cette année les participants ont eu à plancher sur la thématique du “cadeau”. Alors, avec la clôture des votes demain, on vous fait un rapide rappel de ce qu’il s’est fait de mieux parmi les 1 374 films en compétition !

Le plus sexy : "Je suis une nuit"

Une des pépites visuelles de cette édition ! Le court métrage de Guillaume Caramelle coche toutes les cases. Le découpage est soigné. La réalisation est maîtrisée. L’idée est géniale. En somme, Je suis une nuit  est une merveille de raffinement à tous les niveaux.

Mention spéciale pour l’interprétation des acteurs.

"Je suis Une Nuit " de Guillaume Caramelle

Le plus malin : "Je suis Le chemin du retour"

Un film en phase avec l’actualité puisqu’il aborde les questions de harcèlement qui ont secoué les médias ces derniers mois. Le contre-pied dans l’approche de Victor Ohmer et Aurélien Schmidt réussit à illustrer avec une subtilité rare tous ces petits détails du quotidien. Le message est limpide et s’éloigne des clichés qu’on attache souvent au sujet. Pari réussi.  

"Je suis le chemin du retour" de Victor Ohmer et Aurélien Schmidt

Le plus drôle : "Je suis la clé du problème"

Qui ne se reconnait pas dans les malheurs de ce pauvre homme ? Qui n’a jamais levé les yeux au ciel en se demandant pourquoi ce genre de choses n’arrivent qu’à soi ? Qui n’a jamais maudit le sort pour avoir mis autant de déconvenues dans une seule journée ? Pour toutes ces raisons, on est obligé de sourire devant l’humour fin du film d’Eden et Gabin Ducourant.

"Je suis la clé du problème" de Eden et Gabin Ducourant

Le plus touchant : "Je suis venu"

Ce film est avant tout un message d’espoir et de bienveillance. Il traite d’un sujet d’actualité grave, sous un angle frais et ça fait du bien. Je suis venu a été intelligemment conçu. Les plans de raccords sont particulièrement pertinents. Les plus sensibles d’entre nous verserons peut-être une larme devant ce film de Ronan Posnic et Emmanuel Gautier.

"Je suis venu " de Ronan Posnic et Emmanuel Gautier

Le plus dur : "Je suis une blessure"

On touche à quelque chose de plus brut. La thématique abordée ici est aussi sensible que l’approche est originale. Le projet de Léo Bigiaoui est une petite claque tant la réalisation est suffocante. Ce film a brillamment réussi à transmettre un sentiment d’oppression. Le travail tout particulier qui a été réalisé sur le son, la caméra instable, les plans plus serrés les uns que les autres, le montage haché… tout est fait pour qu’on se sente étouffer derrière son écran. Le film a d'ailleurs été gagné le Grand Prix du Jury du Nikon Film Festival. 

 

"Je suis une blessure" de Léo Bigiaoui

 

L’édition 2018 nous a réservé une fois de plus de belles découvertes et on ne peut que saluer le travail de tous ces vidéastes tant certains projets sont aboutis. Si comme nous vous avez été touchés par un de ces films, il faut vite aller soutenir son coup de coeur, les votes se clôturent demain.

Update : c'est finalement le court métrage de Léo Bigiaou "Je suis une blessure" qui a remporté le prix

12 Apr 2018 par Elias Khatal

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