INSPIRATION

Les photographes à suivre absolument en 2019

1. KRISTOFFER AXÉN

Né en 1984 à Stockholm en Suède, il est formé aux beaux-arts en motion design et en photographie. C’est par le Festival Circulations au centre d'art * Centquatre à Paris qu’il est reconnu comme l’un des artistes émergents les  plus doués.
Sa série de photographies intitulée Events in Nature (Évènements  dans la nature) traite de la solitude de l’homme à travers des paysages  dépersonnalisés et absents de toute trace de vie, donnant un cadre  complètement intemporel. Il met en place une esthétique hyperréaliste (avec un grand travail de  post-production), proche de celle du cinéma : une mise en scène qui fait penser aux tableaux d’Hopper avec des lumières très tranchées et un travail important  sur les ombres et les silhouettes.

Chaque image dégage une atmosphère intrigante, suspendue dans le temps avec un aspect réel et à la fois surréaliste, échappant à toute forme de logique. Un travail subjectif qui laisse à chacun la manière d’apprécier son oeuvre. Les personnes sont chacune dans leur espace et n’ont pas d’interaction entre elles. Avec une telle approche, Axén propose une réflexion et une introspection sur la réalité qui nous entoure, tout en s'interrogeant sur les dynamiques relationnelles de l’homme.

kristoffer axen escape 2017

© Kristoffer Axén

kristoffer axen sundrugs

© Kristoffer Axén

kristoffer axen the hidden day

© Kristoffer Axén

axen kristoffer the man who never came back

© Kristoffer Axén

axen kristoffer it will come from the shadows

© Kristoffer Axén

2. ANTONIA GRUBER

Née en Allemagne, à Remscheid, en 1993, Antonia Gruber aborde la thématique du visage à travers une nouvelle approche : celle de la dissimulation. En effet, en jouant sur le dédoublement et la démultiplication des points de vue, Antonia Gruber éclate la centralité du visage.
La mise à mal du modèle passe par des interfaces (tissus, objets) qui dérangent notre perception pour laisser filtrer des sensations. Leurs visages modifiés par l’objet peuvent être interprétés comme la représentation de la psyché humaine, relatant les émotions des personnages. Par ailleurs, la perception de soi-même est abimée avec les différents obstacles qui transforment leurs visages entre figuration et abstraction.

antonia gruber portrait

  © Antonia Gruber

antonia grubber portrait

© Antonia Gruber

antonia gruber photo

© Antonia Gruber

3. MAX PINCKERS

Né en 1988 en Belgique, Max Pinckers est formé à la KASK / School of Arts of University College Ghent. Sa pratique photographique dépasse le cadre de la photo elle-même.
L’artiste articule un discours autour de l’image et de ses possibilités, et utilise le rituel du regard et de la vision comme moyen d’appréhension. Les notions partagées dans son travail sont la vérité, la vision, les systèmes de croyance et l’objectivité. Margins of Excess (2018) est un projet de photographies dites documentaires. Le livre photo de l’artiste est le résultat d'un voyage de six mois, effectué en 2016 aux États-Unis. Pinckers décrit une époque dans laquelle la vérité et les mensonges s’entremêlent et produisent une culture de «vérités hyper individuelles».

Cette nouvelle approche du déchiffrement des récits défie notre perception d'une réalité complexe et changeante, émergeant au milieu de notre culture actuelle hyper-visuelle, bombardée d’images.   

max pinckers the heavy collective

© Max Pinckers

4. MARTA BEVACQUA

Elle démarre la photo à 16 ans, et peu de temps après est sélectionnée par l’agence Getty Image. Ses travaux sont publiés dans des magazines de mode comme Vogue Italie.

Par son style onirique, elle produit des images presque surnaturelles situées à la frontière entre le rêve et la réalité. Marta Bevacqua photographie principalement des femmes mais au delà de la beauté esthétique de ces dernières, raconte une histoire à travers ses modèles. Les images sont souvent en gros plans sur le visage où aucun détail n’est laissé au hasard. Elle incorpore la nature à ses personnages pour qu'ils ne fassent plus qu’un, comme si un monde parallèle se créait entre le sujet et le décor. Les jeux de couleurs et de lumières (naturelle et artificielle) sont très présents pour créer des images surprenantes et mystérieuses à la fois.

marta bevacqua

© Marta Bevacqua

marta bevacqua

© Marta Bevacqua

marta bevacqua

© Marta Bevacqua

5. SIGNE EMMA

Cette artiste visuelle, qui collabore avec Theodoulos Polyviou sous le nom artistique BLØR, est spécialisée dans la fabrication d’images fixes et de petits films.

Ils créent des nouvelles images très conceptuelles en mélangeant anciennes et nouvelles technologies dans leurs processus créatifs. Leur enquête sur la relation entre le réel et le virtuel (approche conceptuelle) se passe à travers la manipulation d’images, entre la photographie traditionnelle et la technologie digitale 3D. La série de photographies présentée modifie le style de la nature morte. Elle reprend les codes de l’époque classique mais les actualise en faisant appel à notre culture visuelle contemporaine. Ce sont des objets contradictoires dans l’ensemble, mélangés et mis dans une composition irrationnelle, questionnant notre propre réalité. Par ailleurs, le choix des titres n’est pas arbitraire, mais tiré des grandes références artistiques telles que Salvador Dali (The Great Masturbator), ou pour combler le caractère inquiétant de l’image.

 

the great masturbator signe emma

© Signe Emma

the decisive moment signe emma

© Signe Emma

6. LOUIS LE KIM

Louis Le Kim est un jeune artiste français très polyvalent (dessins à la main, dessins numériques, vidéos, photos).

Son travail met en scène des lieux qui semblent suspendus dans le temps. Ce sont des paysages isolés, des no man’s land dépourvus de vie. Grâce à Google Earth il découvre des sites industriels, zones militaires, minières, villes fantômes, etc. Ses photographies “urbex” (contraction d’explorations urbaines en anglais) retracent ses visites  dans ces espaces fantômes, oubliés, vides, abandonnés et parfois dangereux. Louis Le Kim met dans ses images une tension dans notre perception de l’environnement. Par ailleurs, il leur redonne vie grâce à un travail photographique, voire plastique, jouant avec les  perspectives et l’application de la lumière.

louis le kim paysage

© Louis Le Kim

louis le kim

© Louis Le Kim

7. SONIA MADRIGAL

Après avoir fait des études d’informatique, Sonia Madrigal commence la photographie en 2009 aux côtés du photographe Mark Powel. En 2018, elle est sélectionnée pour participer à la XVIIIe Biennale de la photographie du Centre de l'image. Elle a participée à des expositions en Amérique latine, aux États-Unis et en Europe.

Elle met en lumière le “banal” grâce à son soucis du détail et son regard engagé, qui fait écho à son projet sur les violences faites aux femmes dans les quartiers défavorisés de Mexico. La série Dead Times aborde les trajets quotidiens de la population citadine pour aller au travail ou à l’école. Sonia Madrigal élabore ainsi un portrait collectif et anonyme avec une critique sociale et politique. Ces images reflètent l’ordinaire et l’attitude des gens dans les transports en communs.

sonia madrigal dead times

© Sonia Madrigal

sonia madrigal dead times

© Sonia Madrigal

8. TABITHA BARNARD

Elevée dans une communauté religieuse de la Nouvelle Angleterre, Tabitha Barnard utilise la photographie comme un moyen d’échapper à la réalité.

Pendant son adolescence, elle explore sa propre féminité entourée de ses sœurs avec qui elle entretient une relation très fusionnelle. Dans une atmosphère stricte, elles subissent ensemble l’isolement. Sa série Sisterhood immortalise leur combat face à une religion qui brime leur liberté. Ses images évoquent ainsi la puissance de la fraternité à l’âge de la puberté, où la recherche de soi peut facilement effrayer. Entre interdit et sexualité, la photographe libère ses émotions et brave l’oppression.

Tabitha Barnard Sisterhood Summer

Sisterhood Summer 2018 © Tabitha Barnard

Tabitha Barnard Sisterhood Summer

Sisterhood Summer 2018 © Tabitha Barnard

Tabitha Barnard Sisterhood Summer

Sisterhood Summer 2018 © Tabitha Barnard

9. BRYAN SCHUTMAAT

Bryan Schutmaat est un photographe américain basé au Texas dont les travaux sont largement exposés et publiés.

Grays the Mountain Sends qui est sa première série a été saluée par la critique internationale. Grays the Mountain Sends combine portraits, paysages et natures mortes dans une série de photos sur la vie des travailleurs dans des villes minières des montagnes de l’Ouest américain. La série nous plonge dans une atmosphère poétique où paysages et portraits riment avec abandon et isolement. Chaque photographie semble teintée par la désolation. Au mobilier usé répondent des visages résignés. Les vastes étendues désertes semblent aussi silencieuse que le calme qui s’installe après un chaos. Ici, les paysages et les visages ne font qu’un et se confortent dans une mélancolie générale.

Bryan Schutmaat Grays the Moutain Sends

Grays the Moutain Sends © Bryan Schutmaat

Bryan Schutmaat Grays the Moutain Sends

Grays the Moutain Sends © Bryan Schutmaat

Bryan Schutmaat Grays the Moutain Sends

Grays the Moutain Sends © Bryan Schutmaat

Bryan Schutmaat Grays the Moutain Sends

Grays the Moutain Sends © Bryan Schutmaat

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07 Jan 2019 par Coral Nieto garcia

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