In Focus avec Edgar Castañeda : quitter un emploi sûr pour devenir photographe

Photographie
30 janv. 2020 par Monica Linzmeier
6 MIN

© Edgar Castañeda

Monterrey, Mexique - Comme beaucoup d’artistes, Edgar Castañeda est attiré par la photographie depuis son plus jeune âge, mais n’a l’opportunité de s’y consacrer pleinement que bien plus tard. Aujourd’hui âgé de 34 ans, il pratique son art depuis quatre ans, et effectue des missions avec Meero depuis plus d’un an. Avec plus de 100 reportages au compteur, il sait bien ce que c’est d’être partenaire photographe de Meero. Edgar a accepté de nous parler de ses sources d’inspiration, de sa décision d’abandonner le confort d’un emploi stable pour se lancer dans la photo, ainsi que de son expérience avec Meero.  

Cet article fait partie de la série d'interviews In Focus. Pour découvrir d'autres photographes de par le monde, c'est par ici

Tous les freelances vous le diront : il est est difficile de renoncer au confort de la vie d’entreprise pour se lancer. Beaucoup de créatifs choisissent donc de s’essayer à leur passion tout en maintenant leur emploi.

« Il y a quatre ans, j’ai obtenu mon premier appareil photo, et, en m’aidant de quelques livres et d’internet, j’ai commencé à prendre mes premières photos. Je me suis surtout concentré sur la photographie documentaire, influencé par des photographes mexicains comme Manuel Álvarez Bravo, Graciela Iturbide, et Nacho López… Tout ça sans quitter mon job, en utilisant mes jours de vacances… »

Et puis, après quelques années d’expérimentation et avoir utilisé tous ses jours de congés pour faire de la photo, il franchit le pas. Une décision difficile, car risquée économiquement, mais la passion finit par l’emporter sur le besoin de stabilité.      

« J’ai décidé de quitter mon emploi sûr. L’ancienneté, les avantages, la stabilité... j’ai échangé tout ça contre un appareil photo et des objectifs, et je suis devenu photographe à temps-plein à 31 ans. » 

Pour faire passer son travail au niveau supérieur, il prend un cours de neuf mois au Musée de Monterrey et commence une formation de photographe de trois ans. Au cours des années, il a travaillé sur du portrait, de la photographie sociale, de la photographie politique, mais considère le documentaire comme son domaine d’expertise. 

© Edgar Castañeda

Il y a un an, il découvre Meero. 

« Je cherchais des missions photo sur Facebook, du documentaire ou du packshot par exemple, et tout d’un coup je tombe sur Meero. »

Il se renseigne un peu sur la plateforme puis décide de l’essayer... sans regret. Lorsque nous lui demandons s’il recommande la plateforme à d’autres photographes, la réponse ne se fait pas attendre : un « bien-sûr ! » enthousiaste. Il dit même avoir convaincu certains amis de s’inscrire, ce qui leur permet de se retrouver pour échanger autour de leurs missions et de leurs reportages. 

« En un mot ? J'apprécie la flexibilité des horaires et la logistique : je peux accepter une mission en un seul clic sur mon téléphone. J’aime appartenir à un réseau international de photographes, et la paie est bonne par rapport au travail effectué. »

De l’art de rassurer les restaurateurs 

Une centaine de missions plus tard, il connaît les tenants et aboutissants de la photographie culinaire. Depuis son tout premier reportage, ce qu'il apprécie le plus c’est de rencontrer les restaurateurs et de mettre en valeur leur travail. Il sait que créer de belles images est un travail d’équipe et il veut les aider à tirer le meilleur de chaque reportage. 

« Parfois, les clients sont inquiets. C’est un nouveau projet pour eux : ce sont les chefs qui ont tout préparé. Ils courent partout pendant le reportage. J’essaie de les calmer, de les rassurer en leur disant que les photos seront top. Ces sessions, c’est un travail d’équipe, et je fais attention à tous les détails pour m’assurer que les reportages soient une bonne expérience. »

Ils ne sont pas eux-mêmes devant l'objectif mais leurs plats le sont : les plats qu’ils ont préparés de leurs propres mains et où ils laissent un peu d’eux-mêmes. 

© Edgar Castañeda

Afin d’optimiser ses déplacements, Edgar s’est habitué à faire plus d’un reportage par jour. Entre chaque job, il s’installe dans un café afin d’envoyer tout de suite ses photos et d’éviter les retards avant de se rendre à sa prochaine mission. 

Des conseils qui transcendent la photo  

De nature extravertie, Edgar considère que chaque rencontre peut lui apporter quelque chose : il profite de chaque interaction pour s’améliorer en tant que photographe mais aussi pour glaner de précieux conseils. 

« Chaque personne que tu rencontres peut t’apprendre quelque chose, que ce soit une recette de sauce piquante ou des recommandations de voyage… J’aime discuter avec les autres, échanger des points de vue, des idées, des commentaires. Je suis quelqu’un de très positif et j’essaie de saisir toutes les opportunités de m’améliorer. »

Il continue ses missions avec Meero tout en travaillant sur son projet personnel : documenter les traditions et les cultures du Mexique en expliquant leurs origines. Il rêve de voir ce projet exposé et de travailler avec le National Geographic pour faire découvrir la culture mexicaine qu’il aime tant.

Pour découvrir son travail et ses photos qui tournent autour du Mexique, suivez Edgar sur Instagram @fotodocumentandomexico

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