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Vincent N. Van : “Meero, une source intarissable d’opportunités”

Vincent, 32 ans, est un passionné d’image depuis son plus jeune âge. Il a embrassé très tôt la carrière de réalisateur en 2008, et par la suite de photographe. Cet artiste autodidacte a étudié avec les premières caméras DV de l’époque pour ensuite se perfectionner avec les reflex et hybrides numériques. Il vit sa passion à plein temps depuis 2 ans maintenant. Il y a quatre mois, il a rejoint la communauté Meero. Voici son parcours.

Après s’être formé sur le terrain et avoir réalisé deux courts métrages qu’il a présentés en festivals à l’âge de 21 ans, Vincent fait une rencontre improbable : 

« Lors d’une discussion entre passionnés de cinéma dans mon vidéoclub, mon meilleur ami et moi même avons été approchés par la réalisatrice Carole Nouchi. Après avoir vu notre court-métrage, elle a eu un vrai coup de cœur pour notre travail. Très rapidement, nous avons eu l’idée de monter une petite équipe de vidéastes. Grâce à Carole et à ses nombreux contacts dans le milieu du cinéma, nous avons eu cette immense opportunité d’être à la charge de notre premier making-of pour le film LA RAFLE, réalisé par Roselyne Bosch. »

S’en suivront deux autres making-of, puis une traversée du désert : 

« C’est un milieu très difficile, notamment en France où le making-of de cinéma n’est pas très reconnu comparé aux Etats-Unis où c’est ancré dans la culture du pays. En France, les making-of servent plus de moyens de communication pour les distributeurs et les boites de prod ne sont plus vraiment prêtes à allouer un véritable budget à cet effet. J’ai donc appris que même en ayant eu les pieds très tôt dedans, il n’y a absolument rien qui vous permet de garantir votre place dans ce monde très fermé. »

En 2012, il réussit à rentrer en contact avec le réalisateur Louis-Pascal Couvelaire, une autre rencontre qui lui a permis de croire en ses rêves.

« Je m’en souviens comme si c’était hier. En 2003 je découvre le film Michel Vaillant. J’étais tout simplement scotché ! C’était la première grosse production d’Europa Corp et pour moi le film français de course poursuite le plus abouti. Neuf ans plus tard, je retrouve par chance et complètement par hasard ce réalisateur, qui est l’un de mes favoris, sur facebook. Je décide donc de lui envoyer un message, en lui demandant si une rencontre était possible. »
 
Après avoir réalisé un portrait en deux parties de Louis-Pascal Couvelaire, ce dernier décide d’amener Vincent avec lui au Maroc pendant une semaine, afin de réaliser le making-of de la publicité qu’il s’apprêtait à tourner à ce moment-là.

Malgré cette formidable expérience, Vincent rencontre une seconde traversée du désert, qui l’amènera à se tourner vers la photo :

« C’était avant tout un choix pragmatique plus qu’une réelle envie. A l’époque, je pensais n’avoir aucune affinité avec la photo, même si j’ai toujours adoré suivre le travail de différents chef-op de cinéma. Pour moi, il s’agissait d’une pratique totalement différente, avec ses règles, ses codes. »

© Vincent N. Van

Vincent début alors par des portraits : «J’ai contacté des femmes sur Instagram afin de leur proposer des shootings photos sur un thème choisi ensemble. Suite à cela, j’ai fait des choses un peu plus personnelles avec un ami musicien très charismatique. Ce projet a fait beaucoup de bruit et m'a permis de participer à de petits concours photos. J’ai par ailleurs connu ma toute première distinction et parution via le site Focus Numérique en 2018. J’ai aussi été publié sur la page d'accueil du site officiel Panasonic Experience, ce qui m'a donné une grande visibilité. »

Vincent enchaîne ensuite les mariages, portraits et reportages :« J’ai couvert en tant qu'indépendant photographe de presse les manifestations des Gilets Jaunes. Ca a été pour moi une très grande expérience. »

Firemen during the Gilet Jaunes protests, Paris, photo by Vincent Nvan

 © Vincent N. Van

« C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que les mots clés utilisés par Meero, tels que communauté et fédérer, retranscrivent la réalité »

Un jour, il tombe par hasard sur une annonce Facebook, et décide de s’inscrire sur Meero : « Je prends contact avec Pauline, qui est une personne adorable. Elle me sensibilise aux projets et me demande des informations sur mon matériel. Je passe ensuite des tests afin de valider mon inscription. Pour la petite anecdote, j’ai loupé mon premier essai à cause du cadrage, car les tests sont rigoureux. »

Vincent passe ensuite les badges, qui sont des certifications, et reçoit très vite les première demandes de shooting : « J’ai tout de suite privilégié la proximité et ai débuté avec des shooting pour Just Eat. Une fois qu’on a la méthodologie, qu’on fait le premier shooting, les autres se réalisent beaucoup plus rapidement que ce qui est annoncé sur la plateforme. »

« Beaucoup de personnes pensent que des boites comme Meero ne regardent pas ce que l’on fait, mais je suis l’exemple même que c’est faux. Maxime Jucha (Operations Manager) de Meero a eu un coup de coeur pour mon travail sur les gilets jaunes. Il m’a donc proposé de couvrir un Meetup organisé par la start up. C’est à ce moment-là que je me suis dit que la plateforme était géniale, tant au niveau des prestations, que de la rémunération. »

 

© Vincent N. Van

Pour Vincent, la suppression du post-traitement représente un gain de temps considérable. Elle peut même être un atout majeur pour certains projets bien spécifiques comme les shoots immobiliers ou culinaires. Il ne voit pas dans l’IA une menace à sa créativité : « Si Meero me rappelle pour d’autres shoots encore plus spécifiques, c’est surtout parce qu’ils apprécient ma touche personnelle. Ce n’est pas parce qu’une IA retouche mes photos que c’est la fin de mon empreinte. »

Quant à sa plus belle expérience chez Meero, celle-ci reste VivaTech : « Le salon s'est déroulé sur 3 jours, au cours desquels j'ai rencontré d'autres photographes qui sont par la suite devenus des amis. Quelques jours après la fin de l’évènement, j’ai rassemblé tout le monde et ai créé un petit groupe sur facebook. Celui-ci nous sert à maintenir contact, mais aussi à échanger sur nos différents travaux, à s’envoyer des missions ou des prestations auxquels on ne peut malheureusement pas répondre faute de temps. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que les mots clés utilisés par Meero, tels que communauté et fédérer, retranscrivent la réalité. Et j’espère vraiment que ce groupe continuera à grandir davantage. »

Jean-Paul Belmondo à l'occasion du vernissage d'Olivier Palade au théâtre des mathurins  © Vincent N. Van

Quant à son carnet d’adresses, Vincent concède sur le fait que ce dernier se soit vraiment développé grâce à Meero : « Les photos prises dans le cadre de contrats avec la plateforme lui appartiennent, mais rien ne m'empêche à l’avenir de travailler avec les clients rencontrés via Meero. C’est une formidable plateforme de rencontres, qui nous met en relation avec de nombreuses personnes qui apprécient notre travail. » 

Pour Vincent, il est important que les photographes se fassent remarquer par la qualité de leur travail : « Je suis la preuve même qu’il est possible de décrocher des contrats suite à des rencontres faites grâce à Meero. Pour moi, la plateforme relève plus d’un complément de salaire que d’un salaire en lui même. » 

Outre la rapidité de paiement, la compensation du photographe en cas d’annulation de la part du client et les missions intéressantes, Vincent voit en Meero une source intarissable d’opportunités : « La grande majorité des photographes qui sont effrayés par Meero sont ceux qui sont installés depuis longtemps sur le marché. La plateforme vient bousculer le confort de ces photographes. Moi, je la vois plutôt comme une opportunité. Meero n’est pas là pour rendre notre travail plus compliqué qu’il ne l’est. Au contraire, elle est là pour le rendre plus simple. »

© Vincent N. Van

10 Sep 2019 par Anaïs Sarrassat

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