PHOTOGRAPHIE

In Focus with Grégory Vigier

Grégory a très vite développé son amour pour la photographie. Aujourd’hui âgé de 42 ans, le Normand, qui a réussi à faire de la photographie son métier, capture depuis 20 ans les ambiances urbaines et les sports outdoor. Il y a un an, il rejoint la communauté Meero. Voici son parcours. 

“J’ai réalisé un portrait sur le vif de ma grand-mère vers 16 ou 17 ans, et cela a été un véritable déclic”

La photographie a toujours été présente dans la maison d’enfance de Grégory. Des appareils, entreposés ici et là, qu’il saisit dès son plus jeune âge. Il est alors celui qui prend les photos de famille, jusqu’au jour où il réalise un portrait de sa grand-mère : “C’est une image prise sur le vif. J’avais 16 ou 17 ans. Cela a été un véritable déclic. J’ai décidé d’intégrer une école de photo à Paris pour un CAP. Mon diplôme en poche, je suis retourné dans ma région natale pour faire un Bac Pro Photo.” A 22 ans, il prend ses bagages et quitte une seconde fois la Normandie. “Etant quelqu’un qui aime le terrain, je me suis vite rendu compte que le labo n’était pas fait pour moi. Je suis donc parti pour faire les saisons d’hiver, mais aussi pour me faire ma propre expérience de vie.” 

De rencontres en rencontres, il tombe sur un passionné de ski et de snowboard, qui deviendra très vite son meilleur ami et l’un de ses principaux modèles “Cette rencontre m’a amené vers la photo de sports outdoor. Malheureusement, il est très difficile d’en vivre, à moins que le modèle soit connu et reconnu. Cela traduit bien le problème du photographe et du réseau”. Durant 10 années, il partage son temps entre les saisons et les voyages. “Lors de mon premier voyage à New York, je me suis tourné vers les ambiances urbaines. J’ai ainsi pu développer ma technique et me spécialiser dans le photo de ville, tout en gardant un intérêt particulier pour les sports extrêmes.” 


© Grégory Vigier

“Faute de pouvoir continuer à vivre de ma passion, j’ai du reprendre le métier que je faisais en station d’hiver”

“Même à l’époque de l’argentique, il était très compliqué de vivre de la photographie, toujours à cause de l’importance du réseau.” Pour Grégory, ce dernier constitue le problème majeur du photographe. Lassé par sa vie un peu précaire, il décide de s’installer dans la capitale en tant qu’indépendant en 2010 : “Lorsque je suis arrivé à Paris, j’ai passé le plus gros de mon temps à prendre le téléphone et à faire le commercial. Et puis, j’ai eu de la chance : j’ai décroché un contrat grâce à une photo que j’ai postée sur Instagram et qui représentait le centre commercial de Beaugrenelle.”

© Grégory Vigier

Outre ce gros contrat, Grégory enchaîne les petites missions : du packshot aux portraits, en passant par les mariages. Malgré cela, il continue à développer son sens artistique et expose ses réalisations. “Le problème des expos, c’est que c’est toi qui payes à peu près tout. J’ai aussi été confronté à un autre problème : les galeries physiques se mettent en partenariat avec des galeries virtuelles. C’est donc un peu l’histoire du chien qui se mord la queue. Si tu ne fais pas partie du virtuel, tu ne peux pas rentrer dans le physique, ce qui est très compliqué pour exposer.” Les contrats se faisant rares, Grégory décide de faire une pause avec la photographie. “Faute de pouvoir continuer à vivre de ma passion, j’ai du reprendre le métier que je faisais en stations d’hiver, à savoir la vente de matériel de sports outdoor. Et puis, vous êtes arrivés.”

© Grégory Vigier

“J’ai pu reprendre mon métier de photographe avec l’arrivée de Meero sur le marché”

Et c’est là que débute son aventure avec Meero : “Début 2018, j’ai candidaté suite à un post Facebook mentionnant la recherche de photographes. On m’a ensuite contacté en avril et fait passé un test afin de voir si je correspondais aux attentes et au cahier des charges, ce qui a été le cas.” Grégory a eu l’opportunité de réaliser des shootings culinaires, automobiles et lifestyle. Mais son activité avec Meero ne l’a pas empêché d’aller frapper chez la concurrence : ”Ce qui en ressort, c’est que les autres n’offrent pas la même simplicité. Ils imposent des échanges interminables, il n’y a pas beaucoup de shootings proposés et ils ne géolocalisent pas la position du photographe”. La proximité est en effet un élément essentiel pour Grégory, qui ne souhaite pas réaliser de shootings à plus de 30 minutes de transport de chez lui. 

En CDI dans une grande enseigne de sport, les missions proposées par Meero représentent pour lui une activité complémentaire : “Je réalise 20 à 30 shootings par mois, principalement dans l’immobilier. Meero est un important levier pour moi. Bien que je sois dans le milieu du commerce, la seule chose que je n’arrive pas à vendre, c’est moi. La prospection effectuée par la plateforme est donc pour moi du pain béni. Parfois, les clients nous demandent notre carte pour éviter de passer par la plateforme : chose que je refuse dans la mesure où je ne pourrai jamais être aussi compétitif que vous. Si je devais tout gérer par moi-même, mes prix seraient augmentés de 30%.”

 

Quant à la retouche photo automatisée grâce à la technologie d’IA développée par Meero, Grégory ne se sent pas dépossédé de son travail : “Pour ce type de réalisations, cela ne me dérange pas de ne pas effectuer moi-même les retouches, surtout que le travail final est très qualitatif. Et puis, la retouche, c’est tout de même un métier à part”. Ayant débuté à l’époque de l’argentique, lorsque les questions de retouches ne se posaient pas, Grégory concède avoir “raté un créneau” et ne pas avoir su développer suffisamment ses talents en matière de post-prod.

© Grégory Vigier

08 Oct 2019 par Anaïs Sarrassat

Populaire

RESTAURATION

Utilisez Google MyBusiness pour attirer plus de clients dans votre restaurant

Google MyBusiness est un service qui permet à des entreprises de gérer leur présence sur Google. Avec cet outil vous pouvez indiquer à google le nom, l’adresse, les horaires d’ouvertures de votre restaurant. Vous pouvez également ajouter des photos, des vidéos, les avis de vos clients, le type de cuisine que vous servez et même un lien vers votre site Web : c’est une véritable vitrine ouverte sur le monde immense qu’est Google.

11 Nov 2019 par Phoebe Cook

Articles similaires

Restez informé

Recevez les dernières tendances photographes et inspiration