PHOTOGRAPHIE

[INTERVIEW] Guillaume Flandre, repéré par National Geographic, nous livre ses secrets

Portrait de Guillaume Flandre

Dans un précédant article, nous vous parlions de la photographie de Guillaume Flandre dans les paysages éblouissants d’Amérique du Sud. Ce jeune artiste français passionné par la photo et le voyage poste régulièrement des photos des endroits qu’il visite dans le monde entier. Son dernier voyage, sur lequel nous nous étions attardés, montrait dans ses clichés toute la beauté et la variété des paysages sud-américains. La qualité des photos est telle que l'auteur a même été cité dans un article de National Geographic qui reconnaissait son talent. Les thèmes qui ressortaient le plus dans cette série étaient la force de la nature et le caractère extrême du climat aux alentours de la Cordillère des Andes. La particularité des paysages photographiés se retrouve principalement dans le fait que le climat, pouvant changer très brusquement et passer ainsi d’un grand soleil à une forte pluie, permet de capter des zones d’ombres et des zones de lumières exceptionnelles dans les photos.

La rédaction de Meero est allé à la rencontre de Guillaume Flandre pour obtenir plus de précisions sur son travail.

Bonjour Guillaume,

Voyages-tu seul ou en groupe ?

Je voyage seul ou alors en groupe très limité en nombre, cela me permet d'avoir plus de temps pour me concentrer sur la photo.

Es-tu du genre à planifier tes voyages avec précision ou plutôt à improviser au jour le jour ?

Je préfère planifier un peu en avance. Un planning assez précis ça veut dire moins de stress et de perte de temps sur place à devoir décider chaque jour où dormir, etc. Ça permet également d'optimiser le temps limité passé sur place, et de passer à côté du moins de choses possibles.

Quel matériel utilises-tu ? est-ce facile à transporter sur les chemins de randonnées ou les endroits reculés ?

J'utilise un Fujifilm X-T2 avec un Fujinon XF 23mm f1.2 et un XF 56mm f1.4. Quand le lieu le permet, j'emmène un drone : le DJI Mavic Pro Platinum. Enfin, j'emmène souvent un Gorilla Pod en tant que trépied. Il s'agit de matériel très léger, donc pas vraiment de soucis de poids, le tout rentre dans un sac en bandoulière. Dans les endroits un peu plus reculés, avec un sac de randonnée sur le dos, le poids est un élément très important, donc je suis assez satisfait de ce matériel. Dans ces cas-là j'utilise également un Capture de Peak Design pour pouvoir porter l'appareil sur la bretelle du sac à dos et l'avoir toujours à portée de main sans pour autant s'encombrer inutilement.

Quel type de retouches ajoutes-tu à tes clichés ? Sur quels logiciels ?

Mes retouches sont assez classiques : température, exposition, contraste et courbes principalement. Je ne retire ni n'ajoute jamais d'éléments du paysage, donc pas de Photoshop pour retirer des personnes du cadre, ou rajouter des étoiles dans le ciel. J'utilise exclusivement Lightroom pour la post production.

Combien de temps a duré ton voyage en Amérique du Sud ?

C'est un voyage de 3 semaines, très bien planifié pour pouvoir parcourir autant de lieux différents en si peu de temps.

Peux-tu nous expliquer plus en détail ta démarche ? Quel est le but de cette série ? Quel effet souhaites-tu provoquer sur celui qui voit les photos ?

Je n'avais pas forcément en tête une série en particulier avant de partir. J'aime me laisser inspirer par le lieu, afin de ne pas passer à côté de quelque chose de spontané. Mais très rapidement ce qui m'a frappé c'est la diversité des lieux, des éléments et des couleurs dans cette région du monde. J'ai donc orienté ma vision vers ça. Le but c'est de se rendre compte à quel point la nature est à la fois belle et violente. A quel point nous ne la maitrisons pas autant que ce qu'on imagine et qu'elle règne en maitre sur cette planète.

Quel est l’endroit que tu as préféré au cours de ce voyage ?

C'est une question très difficile. Mais si je devais choisir l'endroit le plus irréel, je dirais le désert d'Atacama, et plus particulièrement la Valle de la Luna. Au coucher du soleil, on se croirait sur Mars !

Que recherches-tu lorsque tu photographies des paysages sauvages ?

Je recherche principalement à retranscrire les sensations que j'ai pu ressentir en étant sur place. J'essaye également de mettre en valeur le lieu, au moment où j'étais présent.

Quelles difficultés as-tu rencontré pour cette série de photographies ?

Les difficultés pour cette série étaient plus physiques que photographiques. Marcher pendant des heures sous la pluie et le vent en Patagonie tout en prenant des photos est assez éprouvant. Tout comme courir après les avions, les bus etc. Dans toutes ces situations, avoir un matériel léger aide énormément !

Comment es-tu devenu photographe ?

Un peu par hasard. C'est en voyageant pendant mes études que je me suis découvert cette passion. Puis c'est à force de pratiquer et surtout de partager mon travail que des opportunités sont arrivées d'elles-mêmes. Je les ai saisies, et c'est un effet boule de neige, un travail en entraine un autre etc.

Quelle est la prochaine destination ? 

Je reviens de New York où j'ai pu me concentrer sur la street photography que j'adore pratiquer. Je retourne, encore une fois, au Maroc dans quelques mois. C'est un pays qui a une lumière très photogénique, je risque donc de m'y amuser.

Pour la suite, rien n'est fixé !

guillaume flandre

guillaume flandre

guillaume flandre photographe

guillaume flandre photographe

guillaume flandre

guillaume flandre

guillaume flandre

guillaume flandre

Crédit Photos : Guillaume Flandre

Découvrez également l'interview de Sébastien Erras et son projet "Parisian Floors"

28 May 2018 par Alexandre Nessler

Populaire


Articles similaires

PHOTOGRAPHIE

[INTERVIEW] Romain Jacquet et la fascinante urbanisation de Hong Kong en photos

Il nous avait déjà hypnotisé avec ses clichés des gratte-ciels de Hong Kong aux géométries satisfaisantes pleines de symétrie. Nous avons voulu nous émerveiller encore plus avec la série de photos intitulée "The Blue Moment". La fascination de l'artiste pour sa ville d'adoption et ces crépuscules bleuâtres apaisants nous est expliquée par l'artiste lui-même dans cet entretien.

18 Jun 2018 par Alexandre Nessler

Restez informé

Recevez les dernières tendances photographes et inspiration