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Gary Cummins prend de la hauteur sur les villes et la nature

Des terrains de sport entourés de grandes barres d'immeubles vus du ciel

Le drone dans la continuité de 2017

D’un point de vue photographique, l’année 2017, qui vient de s’écouler, a sûrement été l’année du drone. Jamais l’objet volant contrôlé à distance n’aura été autant utilisé par les photographes professionnels et amateurs, comme l’a prouvé le Sony World Photography Awards. Et l’année 2018 semble partie sur les mêmes bases. La photographie au drone est désormais un genre répandu et accessible à tous. Gary Cummins en est une des preuves. Travaillant dans le secteur du bâtiment pour gagner sa vie, ce photographe amateur se retrouve avec lui-même à ses heures perdues pour montrer son point de vue (et parfois celui de son drone) sur le monde qui l’entoure.

Une autre vision de la ville et de la nature

Les photographies de cet irlandais au goût prononcé pour le voyage offrent une vision assez extraordinaire des majestés naturelles et urbaines. Les images plongeantes pour lesquelles l’objectif s’est placé parallèlement au sol donnent paradoxalement l’impression d’une observation de la vie des villes au microscope, comme si prendre de la hauteur permettait finalement de voir de plus près. Cette façon de prendre des photos du paysage urbain invente de nouvelles lignes et de nouvelles courbes auxquelles nous ne sommes pas habitués en photographie. L’aspect plat des décors et la hauteur permettent de s’éloigner du bruit des villes qui transparaît habituellement dans les photos urbaines.

Les photos de paysages naturels de Gary Cummins auraient pu être prises par un oiseau migrateur ou par le vent s’il avait des mains, car contrairement à ses photographies urbaines, on a la sensation de mouvement qui est présente, de long voyage et de flottaison dans les airs.

Dans une interview confiée à National Geographic, il témoigne de la différence qui existe entre la photographie au drone dans les villes et en pleine nature. En ville, les drones sont contraints de respecter une certaine réglementation pour veiller à la sécurité de chacun, tandis que les paysages naturels donnent plus de libertés au photographe et offrent davantage de possibilités. 

 

Crédit Photos : Gary Cummins

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