À la rencontre d'Humberto Hernandez

À la rencontre d'Humberto Hernandez, un photographe partner de Meero. Ce père de famille basé au Texas a été tour à tour vidéaste de mariage, assistant monteur et caméraman pour des documentaires primés aux Emmy Awards, et photographe indépendant. Plus récemment, il s'est lancé dans le domaine des visites virtuelles en 3D (oui, ça fait beaucoup !). Il a eu la gentillesse de discuter avec nous, virtuellement bien sûr, pour nous dire ce que ça fait d'être un indépendant dans un domaine aussi compétitif. 

Comment trouver sa voie 

En 1999, Humberto Hernandez étudie la communication à Monterrey, au Mexique, tout en travaillant ses compétences de photographe et vidéographe. 

« J'ai eu la chance de ne pas avoir assez d'argent pour payer mes études, alors j'ai pris un job étudiant à l'université... ce qui m'a donné un avantage sur les autres. »

Quel avantage ? En travaillant sur le campus pendant ses études, il a pu se faire des contacts et collaborer avec des étudiants plus âgés alors qu'il était encore en début de carrière. Son diplôme en poche, il déménage à San Antonio, où il est employé de bureau pendant une courte période. Comme beaucoup de photographes, il comprend vite que ce n'est pas pour lui.  

« J'ai passionnément détesté ça. J'en ai eu marre de faire des choses qui ne me plaisaient pas, qui ne me satisfaisaient pas intellectuellement. J'ai dit à ma femme : J'ai besoin de trouver un métier que je pourrais faire toute ma vie. »

Humberto Hernandez

Il est finalement revenu à ce qu'il savait faire de mieux et s'est retrouvé à travailler à temps plein pour une entreprise de vidéographie de mariage pendant trois ans. Il estime avoir couvert entre 600 et 700 mariages au cours de sa carrière. 

Si vous avez déjà couvert un ou deux mariages, vous savez que cela peut vite devenir un peu répétitif. Il y a toujours la cérémonie, la marche de la mariée, l'ouverture du bal... Pas pour Humberto. 

« Je suis toujours ému quand je vois le père de la mariée pleurer pendant un discours, ou pendant la danse père-fille. J'ai moi-même une fille et je me projette à chaque fois. »

Pour se lancer, il faut un réseau !

Mais quand sa fille est née, Humberto s'est retrouvé face à une décision difficile : deux mois avant sa naissance, il se fait licencier de son entreprise de photographie de mariage. Il faut agir vite. Il décide de se mettre à son compte et de se lancer comme indépendant. 

Humberto a toujours voulu se mettre à son compte. En grandissant, il a vu son père gérer sa propre entreprise. Mais c'est la fin de son contrat qui le pousse à réaliser son rêve.

Il avait fait une bonne rencontre quelques années plus tôt : Mark Thomas, un photographe de dix ans son aîné. Mark l’a aidé dans ses premiers pas vers l'indépendance. Humberto se souvient d'avoir dit à Mark qu'il était prêt à se lancer dans n'importe quel projet à une seule condition : « Je peux acheter un ordinateur ou un appareil photo, mais je n'ai pas l'argent pour deux. » 

Photo : Humberto Hernandez

Ils ont décidé d'acheter un ordinateur pour le montage, et Mark a prêté à Humberto sa propre caméra pour tous leurs projets communs ainsi que pour son usage personnel. Aujourd'hui encore, ils gardent une relation d'affaires et une amitié solides.

Il reconnaît la chance qu'il a eue d'avoir un tel contact à ses débuts. Ses relations professionnelles lui ont beaucoup servi. Il pense à Alejandro Maya, un vidéaste professionnel, conseiller commercial et coach de vie pour Humberto, qui l'a engagé comme opérateur de caméra et assistant monteur pour leur série de documentaires primés aux Emmy Awards sur PBS, Children of the Revolucion.

Mais être freelance c'était difficile, très difficile, surtout au début. C'est là que j'ai découvert les boîtes comme Meero... Et je suis tombé amoureux du système de missions.

Le développement de l'industrie de la photographie à la demande 

Maintenant qu'il travaille en freelance depuis plus de dix ans, il a vu le domaine de la photographie à la demande grandir et se développer avec l'essor du P2P et d'autres services à la demande tels que les applications de livraison de nourriture.

Comme il travaille à plein temps en freelance, ces projets lui permettent de remplir son emploi du temps selon le rythme qui lui convient. 

J'aime avoir la possibilité de décider si je veux prendre une mission ou non, de contrôler mon emploi du temps... J'aime le système de travail avec des entreprises comme Meero, où vous êtes votre propre patron en gros.

Ce qu'il apprécie le plus, c'est la partie pratique : rencontrer les propriétaires des restaurants de sa ville, découvrir de nouvelles maisons, créer de belles images sans jamais se soucier de la gestion.

« C'est ce que j'aime dans les entreprises comme Meero... elles me permettent d'aller prendre des photos, d'envoyer les fichiers RAW et de ne pas me soucier des retouches, ce qui me facilite la vie. »

Passer d’un média à l’autre

On l'a déjà dit : Humberto semble passer d'une forme de média à l'autre en permanence. Il aime relever de nouveaux défis pour compléter son arsenal. 

En ce qui concerne la photographie, il est capable de photographier toutes sortes de choses, mais il a un faible pour la photographie culinaire. Pas de personnes à diriger, pas de contrainte de temps, juste lui, son éclairage et son sujet. Et ça fait toujours plaisir quand les restaurants vous proposent d'emporter un plat : 

"Je suis rentré avec une vingtaine de plats un jour. Quand ça arrive, je les partage avec ma famille, mes amis, mes voisins, etc.

Photo food and beverage

Photo : Humberto Hernandez

Aujourd'hui, il continue à travailler sur différents projets en freelance et, juste avant que la COVID ne frappe les États-Unis, il a investi dans une caméra de réalité virtuelle pour créer des visites 3D. 

Il y a certaines choses qu'il aurait aimé savoir en cours de route. Bien que sa partie préférée du travail soit d'aller sur le terrain et de faire des reportages, il a longtemps sous-estimé le temps et le travail nécessaires pour faire fonctionner son business : coordination, marketing, communication et sens des affaires.

Mais au bout du compte, il est capable de profiter de tout cela et ne changerait son expérience pour rien au monde. 

Humberto Hernandez
 

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