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Plus de 130 000 photos ont été nécessaires pour donner vie au nouveau film d'animation de Wes Anderson

Affiche du film L'Île aux Chiens

Wes Anderson s'apprête à sortir son deuxième long métrage d’animation, entre conte contemporain et lettre d’amour à peine cachée au cinéma japonais des années 60. L’Île aux Chiens s’inscrit directement dans la lignée de Fantastic Mr Fox, salué par la critique comme le public. Aussi, dans les quelques images que l’on a pu apercevoir on retrouve dans ce film tout l’esthétisme, l’animation et le rythme excentrique du réalisateur américain qui a une fois de plus su embrasser la magie de l’animation en stop motion. Outre l’écriture, toujours aussi intelligente d’Anderson et ses collaborateurs Roman Coppola, Jason Schwartzman, et Kunichi Nomura, il faut saluer le travail des 640 techniciens qui se sont relayés pour donner naissance à l’oeuvre.

 

Un tournage ambitieux 

L’Île aux Chiens est la deuxième collaboration entre l’équipe et le réalisateur Américain et chaque participant savait à quelle sauce il allait être mangé. Les choix artistiques de Wes Anderson, l’attention qu’il accorde au moindre détail, tout a poussé les animateurs à se surpasser. Le réalisateur a travaillé principalement depuis sa résidence parisienne et a donné ses consignes à distance par mail en envoyant régulièrement des vidéos de lui mimant les gestes et réactions de ses personnages. Certaines scènes ont pris plusieurs mois à être tournées. Tristan Oliver, directeur de la photographie, confie à ce sujet “On a 40 à 50 sets sur une journée type. Sur certains de ces sets, on a pu avancer très rapidement, sur d’autres, on est resté bloqué à cause de tel ou tel problème. La seule chose qui est à peu près sûre, c’est qu’en 18 mois de travail, on est capable de sortir 90 minutes de film. En une semaine, on peut tourner trois minutes et celle d’après une demie seconde.”

 

Un travail de fourmi 

Assis au fond de nos sièges, face à l’écran, on ne se rend souvent pas compte de la quantité de travail abattue en amont pour obtenir un film. C’est d’autant plus le cas pour un film d’animation et qui plus est un film d’animation en stop motion. Il faut ajouter à ça le perfectionnisme exacerbé de Wes Anderson pour comprendre le challenge que représente ce projet. Rien n'est fait au hasard. Un des plus gros défis a été de monter un univers de toutes pièces. Ce sont alors 240 microsets qui ont été spécialement fabriqués, pour donner aux personnages un cadre dans lequel évoluer. Du coton pour les nuances, des feuilles de plastique pour les vagues, les équipes ont rivalisé d’ingéniosité pour rendre vivante l’Île aux Chiens et les 1 000 figurines qui ont été créées pour le film. Chaque séquence du film est alors une succession de photos prises individuellement. Pas de caméra, pas d’astuces, pas d’animation en CGI. Toutes les images du film ont été prises une par une et tout a été fait à la main. L’Île aux Chiens compte pas moins de 130 000 images fixes prises indépendamment les unes des autres, pour un peu plus d’une heure et demi de film. Le résultat est-il au rendez-vous ? Réponse mercredi, dans les salles. 


 

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